lundi 16 juillet 2012

Bicentenaire de la Campagne de Russie : les officiers haut-marnais décédés

Sur 106 Haut-Marnais identifiés comme ayant servi en qualité d'officiers en Russie, 20 ont trouvé la mort au cours de la campagne, soit une proportion d'un sur cinq. Il s'agit du colonel Pelgrin (2e d'artillerie à cheval), d'Orquevaux ; du chef d'escadron Lavocat (9e chasseurs à cheval), de Saint-Dizier, et du capitaine d'artillerie de la Garde Lavilette, de Langres ; des capitaines Henrys (4e lanciers), de Bourmont, Guérinot (12e de ligne), de Langres, Viniot (12e de ligne), de Latrecey, Descharmes (état-major), de Foulain, et Henrys-Marcilly, de Bourmont (que nous allons étudier plus loin) ; des lieutenants Ragot (21e de ligne), de Chalancey, Brelet (train des équipages de la Garde), de Chaumont, Poignée (tirailleurs de la Garde), de Vignory, Desprez (21e de ligne), d'Ageville, Dubois (infanterie de la Garde), de Wassy, et Froussard (5e d'artillerie à cheval), de Chaumont ; des sous-lieutenants Marivetz (72e de ligne), de Langres, Guené (26e léger), de Langres, Gaudry, de Saint-Dizier, A. de Nolivos, d'Anglus, Perrin des Isles (5e cuirs), de Joinville, et Couty, de Langres. A noter que Nolivos, Couty, Gaudry, Guené, Marivetz, Henrys-Marcilly, Descharmes et Guérinot sont tous issus de l'école spéciale militaire de Fontainebleau puis de Saint-Cyr, et que cinq de ces victimes étaient originaires de Langres. Jean-Victor-Léopold-François-Stanislas-Hilaire Henrys-Marcilly naît le 13 janvier 1790 à Bourmont, ville dont son grand-père fut maire. Son père, Jean-Charles-Léopold Henrys, dit Henrys-Marcilly, sera député de la Haute-Marne sous la Révolution, puis juge à la cour de justice à Chaumont, enfin conseiller à la cour d'appel à Dijon. Domicilié à Chaumont, le jeune homme intègre l'école spéciale militaire et en sort sous-lieutenant. Il sert au 26e léger lorsqu'il est recensé en 1808 parmi les conscrits chaumontais. Avec son régiment, Henrys se bat en Autriche l'année suivante, et est blessé le 6 juillet 1809 à Wagram. Trois ans plus tard, membre de la Légion d'honneur, il est déjà capitaine, au régiment de Walcheren (futur 131e de ligne), à seulement 21 ans. Est-ce avec ce corps qu'il sert en Russie ? Selon Emile Jolibois, le capitaine d'artillerie (sic) Henry-Marcilly ne revient pas de la campagne. Martinien ne le recense pas dans son tableau des officiers tués et blessés. Le capitaine Henrys-Marcilly était apparenté avec le capitaine François-Henri Henrys (9e dragons puis 4e lanciers), tué le 27 août 1812, et François-Joseph Henrys, lui aussi député, inspecteur des Eaux et forêts fait membre de la Légion d'honneur durant les Cent-Jours.