vendredi 20 février 2009

Gardes d'honneur : la liste

Nous avons déjà consacré un coup de projecteur sur les conditions de formation des détachements de Haut-Marnais destinés à rejoindre le 2e régiment de gardes d’honneur, entre juin et octobre 1813. C’est une liste – définitive ? – de 57 hommes qui avait alors été adressée par le préfet Jerphanion au gouvernement.
Nous avons souhaité ici nous intéresser un peu plus en détail à ces gardes d’honneur haut-marnais, en nous basant, faute d’avoir pu consulter une liste officielle – apparemment visible aux Archives nationales -, sur de – trop - rares dossiers relatifs à cette question conservés par les ADHM, sur la thèse de doctorat d’Etat de Brigitte Guichard, consacrée à l’administration préfectorale du département sous la Révolution et l’Empire, sur les numéros de 1813 du Journal de la Haute-Marne, les dossiers de médaillés de Sainte-Hélène, les registres d’état civil…
Nous avons pu ainsi identifier 63 gardes d’honneur, auxquels s’ajoutent quatre Haut-Marnais partis comme maréchaux-ferrants et un autre muté comme chirurgien (Pissot, de Wassy). Hormis un seul (Jean-Nicolas Dupotet) dont le numéro de régiment n’est pas précisé, tous ont servi – ou étaient destinés – au 2e RGH formé à Metz par le général Lepic.
Cette liste appelle quelques commentaires. L’on remarque d’abord que les gardes d’honneur ne sont pas originaires des villes les plus peuplées du département (Chaumont, Langres, Saint-Dizier), mais plutôt des bourgs et de leurs campagnes environnantes. Ainsi, nous en avons identifiés huit pour le canton de Bourmont, quatre pour ceux de Montier-en-Der et Doulevant-le-Château. A contrario, si six gardes proviennent du canton de Nogent, ils ne seraient que deux à résider dans celui de Saint-Dizier, dont un seul dans la cité bragarde…
Cela ne surprendra pas les connaisseurs de la condition de garde d’honneur : ce sont des hommes majoritairement très jeunes. Sur 46 dont l’âge – même approximatif – a pu être retrouvé, il apparaît que quatorze d’entre eux (soit 30 %) sont nés vers 1795 (ils avaient donc 18 ans), deux après cette date (dont un en 1797), quinze entre 1790 et 1795, et cinq avant 1790. Dans leur majorité, les gardes d’honneur étaient donc âgés entre 18 et 23 ans, voire 16 ans, au moment de leur départ.
La qualité de garde d’honneur nécessitant les moyens de financer sa monture et ses équipements, ces hommes sont issus de familles relativement aisées. Au moins quatre des gardes haut-marnais sont fils d’hommes de loi (juges, avocats, notaires), quatre de marchands, trois d’officiers, un de recteur d’école… Par ailleurs, six sont membres de la noblesse d’Ancien régime.
Que deviennent-ils après la campagne de 1813-1814, au cours de laquelle au moins un décède (Hennequin) et au moins un est blessé (Jean-Baptiste Girard) ? A notre connaissance, quatre seulement, sur 63, embrassent la carrière militaire : Baudel de Vaudrecourt et de Besancenet, qui seront chefs d’escadron, Paillette de l’Isle, capitaine, Lebon (de Cirey-sur-Blaise, neveu de l’illustre inventeur), dans la gendarmerie. Toutefois, seize serviront comme officiers dans la garde nationale durant les Cent-Jours, d’autres sous la Monarchie de Juillet.
Ceux qui feront le « choix » d’une carrière civile résideront majoritairement en Haute-Marne. On les retrouve maîtres de forges (Bordet), « fonctionnaires » (Petitot, garde général des Eaux et forêts, Abreveux, contrôleur des contributions directes), voire artisans (Rembouillet est coutelier), majoritairement propriétaires. A noter que plusieurs seront maires (Baudel, à Haguenau, Nicolas Dupotet, à Fays, Thevenin à Sommevoire). Tous, finalement, apparaîtront comme des notables.
Une particularité : si certains ont quitté leur commune de naissance, ils n’en ont pas pour autant quitté le département. Né à Montier, Abreveux est mort à Langres ; à l’inverse, c’est à Montier qu’est mort Claude, né à Graffigny-Chemin (près de Bourmont) ; quant à Petitot, né à Giey-sur-Aujon (canton d’Arc), il s’est marié à l’autre bout du département, à Saint-Dizier, a résidé à Frampas avant de décéder à Vitry-le-François…
Dernière précision : 19 – soit un tiers - sont devenus médaillés de Sainte-Hélène. A notre connaissance, le dernier à décéder est Marie-Joseph Lebon, de Cirey-sur-Blaise, mort à Juzennecourt en 1885, à l’âge de 90 ans.


ABREVEUX Jean-Baptiste-Gustave. Né à Montier-en-Der vers 1795. Sert au 2e RGH, selon son dossier de médaillé de Sainte-Hélène. Contrôleur des contributions directes, il meurt à Langres le 14 mars 1859.
AUBERT Nicolas. Né vers 1795. De Clefmont, maréchal-ferrant, parti vers le 2 juin 1813 pour le 2e RGH. Selon son dossier de médaillé de Sainte-Hélène, sert jusqu’au 11 juin 1815. Vit à Clefmont en 1857 (Guichard-Nicolas Aubert).
BAUDEL de VAUDRECOURT Prosper. Né à Bourmont le 24 mars 1795. Fils de Baudel-Martinet (juge du tribunal civil de Chaumont), il avait obtenu en 1812 une place d’élève à l’école militaire de Saint-Germain. Rayé des contrôles l’année suivante, maréchal des logis, part le 22 juillet 1813 pour le 2e RGH. Durant la Première Restauration, il est chevau-léger du roi, puis rentre dans ses foyers, durant les Cent-Jours. Capitaine adjudant-major (1817), il sert au 10e régiment de dragons (de la Seine), en 1820. Il termine sa carrière en 1832 comme major de cavalerie. En 1857, il est médaillé de Sainte-Hélène à Haguenau (Moselle), ville où il s’est marié et dont il sera maire. Mort à Haguenau en 1863.
BERTIN Claude-François. De Beurville, né vers 1795, doit partir le 26 août 1813 pour le 2e RGH.
BERTRAND Pierre. De Villemoron, maréchal-ferrant, engagé en juin 1813 pour le 2e RGH.
BESANCENET (de) Jean-Richard. Né à Langres le 22 mai 1795. Doit rejoindre le 2e RGH le 2 octobre 1813. Passe lieutenant dans la gendarmerie de la garde royale le 24 janvier 1815. Termine sa carrière comme chef d’escadron (1827). Chevalier de la Légion d’honneur. Réside à Corgirnon lorsqu’il est médaillé de Sainte-Hélène. Mort dans ce village le 7 octobre 1873.
BORDET Cyriaque-Clément. Né à Châteauvillain le 21 août 1791, fils de marchand de bois, il sert de 1813 à 1814 au 2e RGH. Est lieutenant de la garde nationale aux Cent-Jours. Médaillé de Sainte-Hélène. Maître de forges, veuf en 1856, mort à Châteauvillain le 27 mai 1860.
CARLET. De Langres, maréchal-ferrant, parti vers le 2 juin 1813 pour le 2e RGH.
CATHERINET Didier-Valère. Né à Esnoms le 6 février 1792, fils du maire du village. Doit rejoindre le 2e RGH le 2 octobre 1813. Brigadier de gardes d’honneur, désigné capitaine d’une compagnie de chasseurs de la garde nationale de la Haute-Marne le 24 juin 1815.
CHEVALIER. De l’arrondissement de Langres, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
CLAUDE Jean-Baptiste-Hyacinthe, fils de Joseph-Charles et de Marie-Anne Poinsignon. Né à Graffigny vers 1796. Brigadier de gardes d’honneur (désigné le 1er mai 1813), proposé lieutenant dans la garde nationale de la Haute-Marne le 9 juin 1815. Précepteur, médaillé de Sainte-Hélène, mort à Montier-en-Der le 31 décembre 1870, rue de l’Isle, à 74 ans, époux de Adèle-Anne Oriot. Sans doute Hyacinthe Claude, né en 1796, domicilié à Meures, lieutenant dans la garde nationale du bataillon cantonal de Juzennecourt, sous la Monarchie de Juillet.
CLERGET. De Villars-Montroyer, parti le 22 juillet 1813, selon Girard.
COURTOT François. De Leffonds, maréchal-ferrant, parti vers le 2 juin 1813 pour le 2e RGH.
DAGUIN Elie-Constant. Selon le JHM, « s’est aussi offert volontairement » comme garde d’honneur.
DERICHEMOND. Parti le 22 juillet 1813, selon Girard.
DROUAILLET. De l’arrondissement de Langres, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813. Note : il y a des Drouaillet à Percey-le-Petit.
DUBOIS Félix. Originaire de Chaumont, né vers 1795, il est désigné garde d’honneur le 1er mai 1813, puis sous-lieutenant de la garde nationale de la Haute-Marne le 17 avril 1815 (dans la 5e compagnie du 1er bataillon de grenadiers).
DUBREUIL Custine-Nicolas. Né le 4 janvier 1793 à Nogent, fils de Germain, juge de paix du canton de Nogent, et de Claudette Bidot. Désigné garde d’honneur le 1er mai 1813. Parti le 20 juin selon Girard. Désigné pour les éclaireurs de la Garde fin 1813. Médaillé de Sainte-Hélène. Coutelier, veuf d’Elisabeth Gillot, mort à Nogent (rue du Château) le 14 août 1867.
DUCRET. De l’arrondissement de Langres, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
DUPONT Claude-Joseph. Selon le garde Jean-Jacques Lambry, né à Huilliécourt le 20 février 1784, fils de Joseph et Marguerite Gaucher, arrive au 2e RGH le 5 juillet 1813. Fourrier, est congédié le 7 juin 1814.
DUPOTET Jean-Nicolas. Né à Fays le 21 février 1789, fils de Nicolas et d’Anne-Marguerite de Fligny. Sert à partir de juin 1812 (sic) dans les gardes d’honneur (le numéro du régiment n’est pas précisé). Médaillé de Sainte-Hélène. Mort à Fays le 30 mars 1877 à 88 ans comme propriétaire. Frère du suivant.
DUPOTET Nicolas. Né à Fays le 18 décembre 1784, fils de Nicolas Dupotet, chevalier de Saint-Louis, capitaine de cavalerie, seigneur de Fays, et d’Anne-Marguerite de Fligny (parrain : Jacques-Nicolas Dupotet, écuyer). Garde d’honneur, originaire de Bussy, désigné sous-lieutenant de la garde nationale de la Haute-Marne le 13 mai 1815 (sert dans la 2e compagnie du 3e bataillon de grenadiers). Maire de son village, membre de la Légion d’honneur. Mort à Fays le 4 août 1865.
GALLIMEE. De l’arrondissement de Langres, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813. Note : un médaillé de Sainte-Hélène Jean-Jacques-Alexandre Gallimée, vivant à Bourbonne en 1857, né vers 1795, sert du 21 août 1813 à décembre 1814 au 10e cuirs.
GARNIER. Selon Girard, parti le 22 juillet 1813.
GAUDEZ. De l’arrondissement de Chaumont, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
GENY Prosper. Né le 2 février 1795 à Flammerécourt, d’Antoine Gény et Marguerite-Opportune Oudot. Garde d’honneur (parti le 22 juillet 1813, selon Girard), originaire d’Ambonville, sert lieutenant dans la 4e compagnie du 3e bataillon de la garde nationale de la Haute-Marne aux Cent-Jours. Mort le 28 juillet 1854 à Rupt du choléra.
GEOFFROY Auguste. Originaire d’Attancourt où il est né en 1789, garde d’honneur (3e compagnie), est désigné sous-lieutenant de la garde nationale de la Haute-Marne le 3 juillet 1815. Médaillé de Sainte-Hélène à Saint-Dizier.
GERARDIN. De l’arrondissement de Langres, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
GIRARD Jean-Baptiste (Doulevant-le-Château 22 juin 1790 – Vignory 2 janvier 1864). Fils de Nicolas Girard et Marie-Jeanne Hutin. Désigné le 1er mai 1813 pour le 2e RGH. Part le 28 juin 1813. Affecté au 2e escadron. Blessé d’un coup de feu à la jambe droite à Leipzig. Cesse de servir en mai 1814. Notaire à Vignory, sert dans le bataillon de Vignory de la garde nationale, en 1834. Médaillé de Sainte-Hélène. Epoux de Simonne-Louise Vellut, décédé comme propriétaire et ancien notaire à 73 ans.
GIRARD Stanislas. Né à Nogent le 4 septembre 1790, fils d’un commerçant et conseiller municipal (Bon Pierre Gérard) et d’Anne Maréchal. Est à Lyon lorsqu’il a apprend qu’il a été désigné garde d’honneur. Repart pour Chaumont le 15 juillet 1813, remplaçant son frère désigné à sa place. Part le 22 juillet. Affecté à la 7e compagnie du 2e RGH. Banquier ( ?), époux de Geneviève-Félicité Chevalier, mort le 14 février 1848 à Nogent à 57 ans.
GODARD François-Joseph. Né le 10 avril 1795, originaire de B(r)ienville (sic), fils de François et de Marie Jacquot, au 2e RGH le 15 juillet 1813 selon Lambry.
GODARD Victor. Né le 21 mars 1795 à Saint-Dizier, fils de François et d’Adélaïde-Françoise Bourgogne. Garde d’honneur (est-ce lui qui est désigné le 1er mai 1813 ?), désigné lieutenant de la garde nationale de la Haute-Marne le 5 mai 1815 (sert dans la 3e compagnie du 3e bataillon). Principal commis d’un commerce parisien, mort à Saint-Dizier le 14 octobre 1821, à 26 ans.
GOUVENOT Jean-Baptiste-Edouard. Né à Romain-sur-Meuse vers 1790. Garde d’honneur (désigné le 1er mai 1813, parti le 22 juillet, selon Girard), propriétaire à Audeloncourt, est sous-lieutenant de la garde nationale du canton de Clefmont durant les Cent-Jours. Médaillé de Sainte-Hélène. Domicilié à Audeloncourt, mort le 25 avril 1865 dans ce village.
GROSLEVIN Jean-Baptiste-Nicolas-Claude-Antoine. Né vers 1794, originaire de Fresnes-sur-Apance, garde d’honneur au 2e régiment (parti le 22 juillet 1813, selon Girard, qui précise qu’il est de Donnemarie). Propriétaire à Fresnes, désigné sous-lieutenant d’une compagnie de chasseurs de la garde nationale de la Haute-Marne le 24 juin 1815. Rentier à Fresnes, mort dans ce village le 15 mai 1872.
GUIGNARD. De Chaumont. Désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
HENNEQUIN Dominique. Né vers 1795, originaire de Levécourt, mort en janvier 1814 à l’hôpital de Bitche, à 19 ans.
HENRIOT. Désigné garde d’honneur le 1er mai 1813. D’Huilliécourt, parti le 22 juillet 1813.
HODINOT Pierre, né le 30 mars 1775 à Anrosey, fils de François et Marguerite Bligny, au corps le 5 juillet 1813, maréchal des logis de la 1ère compagnie, congédié le 31 juillet 1814 selon Lambry.
JAUGEY François. De Langres, doit rejoindre le 2e RGH le 2 octobre 1813.
JAYET Jean-Pierre. Garde d’honneur, originaire de Vaux-sous-Aubigny, désigné capitaine d’une compagnie de chasseurs de la garde nationale de la Haute-Marne le 24 juin 1815.
LAHERARD Pierre-Jean-Baptiste-Dieudonné. Né le 17 février 1792 à Damblain (Vosges), fils de Jean-Baptiste Lahérard, notaire royal, et d'Anne-Claire Dubois. Son père avait demandé pour lui en 1810 une place à l’école militaire de Fontainebleau. Il sert de juin 1813 à juin 1814 au 2e RGH (3e compagnie, 2e escadron). Marié en 1814 à Bourbonne. Mort à Bourbonne le 22 avril 1862.
LAUMONT Nicolas-Joseph. Né le 19 mai 1792 à Bourmont, fils de Claude et de Marie-Anne Grolin, part le 22 juillet 1813. Propriétaire, frère du docteur Claude-Ambroise Laumont (ami de la famille de Louise Michel), il meurt à Bourmont le 9 mars 1870, en son domicile rue Saint-Nicolas. Médaillé de Sainte-Hélène.
LEBON Marie-Joseph. Né à Cirey-sur-Blaise le 21 février 1795, fils de Louis-François. Propriétaire, originaire de Brachay, garde d’honneur (désigné le 1er mai 1813), sert dans la gendarmerie jusqu’en 1824, mort à Juzennecourt le 30 mars 1885 à 90 ans. Médaillé de Sainte-Hélène.
LEBON Ambroise. De Montier-en-Der, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813. Part le 28 juin pour le 2e RGH. Désigné lieutenant dans la garde nationale de la Haute-Marne le 5 mai 1815.
LECOLLIER. Désigné garde d’honneur le 1er mai 1813. De Nogent, parti le 22 juillet, selon Girard, qui précise qu’il sert dans la 8e compagnie.
LEMOINE. De l’arrondissement de Langres, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
MARC Pierre-François. Né vers 1792, médaillé de Sainte-Hélène à Châteauvillain. Sert de 1813 à 1816 au 2e RGH, au 2e bataillon de la Meurthe.
MARCHAND. De l’arrondissement de Wassy, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
MARIVET. De Nogent, parti le 20 juin 1813 selon Girard, qui précise qu’il sert dans la 5e compagnie.
MASSENAT. De l’arrondissement de Wassy, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
MILLIARD Etienne-Floréal. Né vers 1795, de Nogent, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813. Parti le 20 juin selon Girard. Sert de 1813 à décembre 1814 au 2e RGH. Médaillé de Sainte-Hélène à Esnouveaux. Pas de trace de son décès dans cette commune entre 1857 et 1892.
PAILLETTE de l’ISLE Agricole-François de Paule. Né vers 1797, fils de Marie-François de Paule, officier, et de Marguerite-Agnès Guilhem de Sainte-Croix. Sert au 2e RGH selon son dossier MSH. Le maréchal Berthier parle d’un Paillette de l’Isle, neveu du comte Laplace, garde d’honneur du 1er régiment, en 1813. Capitaine de cavalerie, membre de la Légion d’honneur, domicilié à Bayard où il meurt le 29 mai 1870, à 72 ans.
PETITOT Nicolas-Augustin. Né le 7 mai 1793 à Giey-sur-Aujon, fils de Pierre-Jacob, avocat en parlement et propriétaire. Parti le 22 juillet 1813, selon Girard. Garde du corps du roi, puis garde général des Eaux et Forêts, à Châlons-sur-Marne. Marié en 1828 à Saint-Dizier avec la fille du chef d’escadron de Failly. Médaillé de Sainte-Hélène à Frampas (Nicolas et Augustin sont une seule et même personne). Selon geneanet, mort le 8 avril 1861 à Vitry-le-François. Frère de Claude-Louis-Nicolas Petitot, capitaine du génie.
POIGNEE Claude. Garde d’honneur, originaire de Bologne, désigné sous-lieutenant de la garde nationale de la Haute-Marne aux Cent-Jours (sert dans la 4e compagnie du 1er bataillon).
RAVIER. De Saint-Thiebault, fourrier, part le 22 juillet 1813, selon Girard.
REMBOUILLET Claude-Victor. Né le 25 août 1795. Fils de Nicolas, négociant, et de Catherine-Rosalie Habert. MSH à Nogent. Coutelier, mort le 16 septembre 1864 à Nogent. Sert de mai 1813 à septembre 1814 au 2e RGH.
REMY-CHAMPONNOIS Jules. Né vers 1795, garde d’honneur, originaire de Chaumont, désigné sous-lieutenant de la garde nationale de la Haute-Marne le 17 avril 1815 (sert dans la 2e compagnie du 1er bataillon).
ROLLET. De l’arrondissement de Chaumont, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
ROSOTTE-COLOMBARD Charles. Né vers 1795, garde d’honneur désigné le 1er mai 1813, originaire de Chaumont, désigné sous-lieutenant de la garde nationale de la Haute-Marne le 17 avril 1815 (sert dans la 3e compagnie du 1er bataillon).
ROYER François-Dieudonné. Né à Bettancourt-la-Ferrée le 11 février 1790, fils de Louis, recteur d’école. Garde d’honneur (désigné le 1er mai 1813). Désigné lieutenant d’une compagnie de chasseurs de la garde nationale de la Haute-Marne le 24 juin 1815.
SIMONNIN. Désigné garde d’honneur le 1er mai 1813. De Montier-en-Der, selon Girard, qui précise qu’il est passé brigadier puis maréchal des logis au 2e RGH. Note : un Nicolas-François Simonnin, né à Paris le 7 avril 1787, membre de la Légion d’honneur le 28 novembre 1813, sera lieutenant de gendarmerie, retiré à Montier.
SIMONY. Fils du maire de Brouthières qui « offre son fils » le 1er mai 1813. Sans doute Louis-Alexandre de Simony, né en 1797, domicilié à Brouthières, en 1815.
TABOURIN. De l’arrondissement de Saint-Dizier, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.
THEVENIN Nicolas. Né vers 1792 à Sommevoire, fils de Joseph-Léonard Thévenin et Marie-Madeleine-Louise Faillet, sert au 2e RGH du 1er mai 1813 au 1er avril 1814. Médaillé de Sainte-Hélène. Propriétaire, maire, époux d’Emilie Gouvillers, mort à Sommevoire le 30 mars 1870.
THOULOUZE. Garde d’honneur, originaire de Choiseul (ou de Bassoncourt, selon Girard, qui précise qu’il est parti le 22 juillet 1813), désigné sous-lieutenant de la garde nationale de la Haute-Marne le 9 juin 1815.
VERNIER. De la Haute-Marne, au 2e RGH, selon Girard. Note : il y a des Vernier dans le canton de Nogent.
VOILLARD. De l’arrondissement de Chaumont, désigné garde d’honneur le 1er mai 1813.